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♢ Messages : 96 ♢ Arrivée : 30/06/2017 ♢ Pseudo : yoolee ♢ Wons : 298 ♢ Avatar : p'tit coeur ♢ Crédits : gifs parkjmx
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(ahn sehan) (moon sua) (ryu sen)

 you may paint over me but i will still be there (kei) | Sam 8 Juil - 22:17

everything is shit
   
Siyoon se rend compte à quel point son corps ne lui appartient plus. Pas seulement le temps de quelques ébats rémunérés. Non. Ce corps qui enveloppe son âme n’est plus à lui. Il respire, inhale et exhale pour d’autres. Il doit en rendre des comptes, justifier les marques qui se dépeignent sur sa peau laiteuse. Les coups ne peuvent pas être simplement pardonnés. Siyoon doit aujourd’hui expliquer le pour, le comment, le qui et le pourquoi. Interrogatoire. Il aurait préféré être au poste de police, à eux il aurait bien pu mentir. Mais devant le regard de Kei qui le transforme en braise, le garçon ne peut qu’annoncer la vérité. Les coups, c’est son copain qui les lui a offerts. Ils ne datent pas d’hier, ni du moins passé, mais bien plus loin. Est-ce qu’il va le quitter un jour ? Ca ne fait pas parti de son plan. Et Kei doit abdiquer à ses choix. Même s’il voit dans ses yeux le mécontentement et peut-être, un peu, d’inquiétude ? Siyoon divague, se fait surement de fausses idées. En tout cas, Kei a raison quand il dit qu’il ne lui pardonnerait jamais s’il venait à tuer son copain. Jun, c’est un garçon horrible. C’est un garçon violent qui a besoin de soin et non de pouvoir marcher dans la rue à son aise. C’est un danger public. Mais c’est un garçon qu’il aime aussi. C’est surtout ça. Amour fou, souverain, sans limites. C’est bien pour ça qu’il accepte la maltraitance, ce corps qui le fait souffrir jusqu’aux larmes. Siyoon ne voit pas d’autres explications. Probablement qu’au fond, il ne sait même pas ce qu’est l’amour. Il se demande quelle est cette autre manière dont Kei juge son petit-ami plus méritant de payer. Peu importe. Tout disparait en un baiser, brutal. Siyoon sait uniquement faire les choses ainsi. Rares sont les clients qui s’en plaignent. Il plait aux fantasmes de ces gros porcs que Kei lui envoie. La tendresse et la douceur, c’est ce qu’on trouve dans un couple, entre deux personnes où le respect est partagé. Mais Siyoon est une féerie réelle. Un fantasme sur pied qui réalise leurs rêves, leurs désirs les plus honteux. C’est un corps qui obéit, des yeux qui ne jugent pas et une mémoire qui oublie. Secret à jamais conservé dans ses limbes. Et la perversion qui suinte du regard de Kei est un plaisir visuel. Siyoon veut lui rappeler pourquoi le patron a décidé de faire de lui le favori. Il n’est pas uniquement une belle tête. Il prend les devants, vient le déshabiller lentement alors même qu’il voudrait réduire ses vêtements luxueux en miettes. Mais il n’est pas certain que Kei ait des vêtements de rechange, plus que cela, il veut le faire se languir. Encore. Encore. Alors même que lui veut prendre les devants et accélérer les choses. Mais il faut attendre un peu. Lentement. Ses mains et ses lippes se meuvent. Et les gémissements tant attendus arrivent. La voix rauque de Kei lui plait, le fait frissonner, l’excite aussi. Il veut en entendre plus. Tout s’arrête, Kei le ramène à lui. « C’était trop pour toi ? » Juste une énième provocation. Ils se fixent. Le visage de Kei dérange Siyoon. Il a beau l’observer sous tous les angles, longuement, il n’y perçoit pas la moindre imperfection. Tout semble taillé par des mains divines. Kei est intriguant à bien des égards. Visage angélique. Tempérant infernal. Pourtant, avec lui, il est gentil. Etre juste. Siyoon ne pense pas plus, ses lèvres sont possédées de nouveau. Un gémissement de surprise s’échappe quand l’autre prend sa virilité en main. Puis d’autres suivent, cette fois de bien-être. C’est bon, mais toujours pas assez. Kei stoppe tout de nouveau. Roi dont la parole ne peut être remise en cause. Siyoon le regarde, attend. Baise-moi. Il se mordille les lèvres. Ses clients ont l’habitude de lui murmurer des mots bien plus sales, des choses qu’il ne pensait même pas possible. Mais ces simples deux mots, parce que c’est Kei qui les prononce, suffisent à mettre ses sens en lambeaux. Il hoche simplement de la tête et vient enlever le seul rempart de vêtements qui reste entre eux. Ses mains viennent s’accrocher aux épaules fortes et il soulève son bassin au-dessus de Kei. Il s’échoue contre lui dans un geste sec. Gémissement à la fois de plaisir et de douleur cherche à être tut contre les lèvres de Kei qu’il capture sans délicatesse. Il les mordille même avec force. Son corps ne bouge pas durant quelques secondes, puis la danse commence. Sensuelle au début, il se réhabitue à la sensation de Kei, sa mémoire tente de retrouver ses repères dans les souvenirs d’anciens ébats. Petit à petit. La cadence augmente en rythme, devient effréné. Siyoon est silencieux, empêche le moindre bruit de s’échapper. Il veut que Kei soit le premier à crier, comme une marque personnelle de triomphe. Ses mains cherchent celles de Kei et les guident vers son dos, leur font tracer des lignes invisibles du bout des ongles. Mais Siyoon veut que ses traits soient de feu. Demande silencieuse pour que Kei griffe et maltraite sa peau. Il en a besoin.

   

   

   
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♢ Messages : 506 ♢ Arrivée : 14/12/2016 ♢ Pseudo : zicolène is bae. ♢ Wons : 1361 ♢ Avatar : kim jisoo ♢ Crédits : @self (ava) // tumblr (gif)

♢ Occupation : fils bâtard; gère ceux qui se vendent, dans l'illégal.
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○ siyoon

 you may paint over me but i will still be there (kei) | Mar 11 Juil - 0:20

everything is shit
   

Les marques. Celles que Kei hait, déteste. Rumeur confirmée, vraie. On ne lui a pas menti. Et pourtant, toute cette conversation sérieuse est ensevelie sous les baisers, disparue grâce au toucher. Siyoon change de sujet, Kei aussi. Il prétend, feint l’oubli. Sauf que ses yeux noirs n’oublieront pas. Constellations à éradiquer ; il ne veut plus jamais voir Siyoon prendre des coups et en souffrir. Peut-être qu’en se redécouvrant une nouvelle fois, Kei lui montrera la différence. Lui et son bourreau font mal tous les deux sauf que les traces que laisse Kei disparaissent. Ce sont des cicatrices invisibles, des mélodies qu’on entend qu’une seule fois. Elles n’ont pas pour but d’être éternelles ; juste d’être associées au plaisir. Et c’est là qu’est la différence. Si leurs ébats ont tous été violents et avec des marques en conséquence ; aucun des deux ne voulait détruire l’autre. Les coups de ce petit-ami sont des toiles à bannir. Proximité physique, corps nus ou presque. Il n’y a qu’eux deux et ce silence, cette pièce qui ne veut pas de mots ; juste des sensations. De l’interdit ; ils ne devraient pas faire ça. Kei ne devrait même pas avoir un favori. Sauf que contrôler ces ardeurs-là, c’est impossible. Il reste humain et faillible ; son envie de posséder Siyoon le prouve. Elle le domine aussi. Une nouvelle dérive. La lenteur le tue mais l’excite aussi. Peut-être même plus que d’habitude. Il a tellement envie de lui. Lippes, mains qui chérissent son intimité et lui qui ne répond que par de rauques gémissements. Si Kei profite de cette caresse, il la fait pourtant s’arrêter. Ordre à ne pas contredire. Provocation qui sort des lèvres de Siyoon ; il lui sourit légèrement. « Non, j’en veux juste plus. » Ses yeux suivent l’esquisse. Ils ne font que jouer, pas vrai ? Et le jeu continue. C’est à Kei de sortir son as. Sa main vient capturer la virilité de Siyoon ; nouveau baiser et des gémissements viennent de l’autre. Ils ne font que donner encore plus envie à Kei. Vengeance personnelle et nouvelle demande. Sourire qui s’agrandit ; et il ne peut pas se résoudre à lâcher Siyoon des yeux. Il le voit qui se mordille les lèvres. Faiblesse, Kei a toujours adoré ce simple geste. Siyoon sait comment lui plaire, qu’il le veuille ou non. C’est sous ses yeux qui scrutent ses montres mouvements que Siyoon vient retirer le seul obstacle vers leur totale union. Ses mains glissent ensuite sur les épaules de Kei. Elles s’accrochent à lui. Kei peut sentir la tension, encore plus lorsque leur rencontre devient la plus intime possible. Siyoon vient le retrouver ; gémissement mitigé. Plaisir, peut-être douleur. Sauf que peu importe la nature, il finit contre ses lèvres. Nouveau baiser, tout est brutal. Lèvres mordillées, violentées. Et si Siyoon le frustre encore, il finit par lui revenir. Hanches qui se mettent à onduler, douceur loin d’être assumée. Et puis leurs ardeurs qui se manifestent. Danse endiablée, ils retrouvent leur rythme du passé. Les ébats que Kei se remémore et puis toujours cette petite voix qui lui dit que ce sera encore mieux. Plus sauvage que la fois passée. Cadence infernale, aucune pitié l’un pour l’autre. L’ordre est exécuté, sauf que Kei n’en entend pas la preuve. Défi, encore. Et il aurait voulu gagner mais Siyoon sait comment le faire chavirer. Un violent mouvement et Kei cède. Il perd au jeu du plaisir. Il devra forcément se venger. Et si Kei veut gagner à son tour, Siyoon en décide autrement. Contrainte imposée par l’ange et les mains de Kei sont guidées vers son dos. Schéma expliqué silencieusement, il comprend. Il voudrait pourtant que Siyoon le lui dise. Sauf que pour une fois, il se tait. Il le laisse choisir et lui offre ce qu’il désire. Kei sourit alors que ses ongles viennent se planter dans la peau de Siyoon. Rythme du plaisir et il lui fait ressentir chaque ondulation, chaque mouvement. Peau blanche qu’il martyrise à son tour. Et si Kei aime le voir au-dessus, il a pourtant envie de ses lèvres. Ses mains ramènent Siyoon à lui ; il continue tout de même à le blesser, à tracer des lignes qui ne seront plus invisibles après cette nuit. Kei a même envie d’appuyer plus fort pour que le petit-ami de Siyoon les voit encore plus. Qu’il sache que d’autres peuvent toucher et aimer ce qui est à lui. Jalousie et le remède dans la demande de Siyoon. Mais Kei, il en a assez. Il arrête de planter ses ongles dans le dos de Siyoon. Il se redresse brusquement et l’emmène avec lui. Il ne veut pourtant pas d’une égalité ; Kei veut un contrôle total. Une abdication temporaire. S’il l’embrasse encore, Kei finit par le repousser pour qu’il atterrisse sur son dos. Leurs corps toujours en fusion, Kei veut tout maîtriser. Le baiser comme il vient de le faire. Fier, redressé il ne fait que l’observer. Sourire carnassier et son bassin revient en force. Coups de reins assassins. Traîtres mêmes. Et il vient attraper la main de Siyoon. Il la pose sur son cœur ; lui revient pourtant s’agripper aux hanches du cadet. Il veut que l’autre ressente la symbiose ; le battement de son cœur qui pulse bien trop fort. Kei veut se venger, le tuer de plaisir. Qu’il gémisse assez fort pour que tous puissent l’entendre. Il sait très bien comment faire capituler Siyoon, au moins un instant. Et puis finalement Kei décide de lui redonner ce qu’il veut. Il ne sait rien refuser à Siyoon, surtout lorsqu’il peut lire ses désirs dans ses yeux. Leurs corps se connaissent, leurs esprits aussi. Il attrape ses poignets et le redresse. Corps toujours unis, assis pour le rester. Et les bras de Kei viennent entourer Siyoon. Leurs lèvres sont proches ; murmure contre elles. « Fais-toi plaisir. » Kei attrape les mains de Siyoon et vient les placer dans son dos. Scène déjà-vue mais il ne s’en lasse pas. Lui aussi veut ressentir le plaisir qui s’incruste dans sa chair ; marques violacées, traces à réitérer. Et Kei sait aussi que Siyoon veut avoir mal. Il veut le plaisir et la douleur en un seul homme et Kei peut lui offrir tout ce qu’il demande. Plaisir dans ses coups de reins, douleur ailleurs. Il l’entoure à nouveau de ses bras. Ses ongles ne s’enfoncent pourtant pas dans la peau du brun. Non, Kei préfère martyriser la peau de son cou. Ses dents et sa langue s’affairent un peu partout. Vague de plaisir qu’il veut immortaliser en l’autre. Kei veut que les traces brunâtres soient jalousées. Il s’applique, met un grand soin à les faire. Oeuvre d’art selon lui. Et puis une fois qu’il a bien marqué son territoire, il dévie. Mordille l’épaule de Siyoon, explore. Sauf que ses lèvres lui manquent...Il veut les retrouver. Aveu de faiblesse ?


   

   

   
☆☆☆ Beerus


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 you may paint over me but i will still be there (kei) | Dim 23 Juil - 14:41

everything is shit
   
C’est la première fois qu’on lui pose la question, qu’il sent un semblant d’intérêt envers sa personne, sa peau constellés. Les traces aux couleurs d’une galaxie revêtement son corps depuis bien longtemps, plus qu’il ne devrait le supporter. Est-ce qu’il devrait les supporter même ? Courber l’échine devant un homme qu’il laisse abuser de lui, sous l’excuse de l’amour. Les sentiments qui pardonnent tout, donnent un sens à la douleur. Il lui fait du mal parce qu’il l’aime et parce qu’il l’aime, Siyoon le laisse lui faire du mal. Cercle vicieux. Interminable. Ça tourne en rond et revient au point de départ comme un serpent qui se mord la queue. La douleur s’intensifie, se disperse dans tout son corps. Jusqu’à devenir vitale. Siyoon, il ne voit plus la vie qu’à travers ça. Cœur détraqué, esprit qui a perdu le manuel de survie, quelque part entre les poings fermés et les excuses susurrées contre un souffle chaud. Jusqu’à ne plus se rendre compte qu’il partage le toit d’un monstre et que ce dernier le transforme doucement. Déchus de ses ailes, Siyoon ne sait plus voler, oublie même le simple fait qu’il en soit capable. C’est presque irréel. Pourtant l’intérêt de Kei à son égard lui fait effet. C’est étrange. Et même si ce n’est peut-être que professionnelle ; il n’y a pas besoin d’avoir une marchandise en mauvais état. Un état duquel Siyoon ne veut pas être catégorisé. Il n’est pas cassé. Il n’est pas dispensable. Surtout ça. Il n’a pas envie que Kei prétexte ces marques pour le mettre sur le banc de touche, comme un jouet trop usé qui n’apporte plus le moindre enthousiasme. Siyoon, lui-même, ne comprend d’où lui vient cet acharnement. Mais il est là. Dans ses gestes. Ses mains qui viennent se poser sur le corps sculpté de Kei, laissent des caresses voluptueuses, douces et ensuite buccales. Les souvenirs sont si loin derrière, presque un mirage. Alors il faut les remplacer par d’autres, une sensation plus fraiche et vive sur la peau. Corps désirable, encore plus le cerveau qui en contrôle les gestes. Parce que ce dernier sait comment faire, comment attiser le feu. Kei en veut plus. Siyoon aussi. Duo gagnant en quelques sortes. Siyoon est méthodique, connait la marche à suivre. Mais Kei sait aussi le surprendre. Il aime ses nombreux sourires tout autant qu’il ne les jalouse. Il aimerait faire pareil et les lui rendre. Mais ce n’est plus qu’un rêve. Il préfère ne pas s’essayer à un rictus qui déforme l’harmonie de son visage d’ange.
Pantin obéissant entre les doigts experts de son créateur, Siyoon revient vers Kei. Ses lèvres contre les siennes tentent d’étouffer un gémissement douloureux. Il n’a pas besoin de plus avant d’entamer la danse. Son corps entier le quémande. Il a besoin de sentir Kei, tout comme il a besoin de prouver son rang. Qu’il sera toujours le préféré. Irremplaçable. Il tente de taire les voix. Celles qui posent les questions ; pourquoi y-tiens tu tant, qu’est-ce que tu y gagnes ? Mais les gémissements de Kei, son regard ancré dans le sien, sont la plus belle des récompenses. D’ailleurs, ils commencent à se faire entendre. Petit à petit, ils emplissent la pièce. Douce mélodie. Siyoon n’en a pas conscience mais une esquisse de triomphe vient se peindre sur ses lèvres, pour la première fois depuis longtemps. Lui a besoin d’un peu plus. D’un geste en particulier. Un peu plus de douleur, dans les doigts qu’il guide jusqu’à son dos. Regard d’enfant et demande silencieuse. Les ongles se plantent enfin dans la peau fine. Fragile et sensible. C’est comme un courant électrique. Sa tête bascule en arrière, paupières mi-closes et lèvres entrouvertes, sa propre litanie commence enfin. La douleur est des milliers de piqûres sur son dos. Exactement comme il en a besoin. Presque en harmonie avec ses mouvements. Kei le rapproche de lui, ses ongles s’enfoncent un peu plus. Siyoon ouvre les yeux, l’observer. Un éclair de seconde. Bouche à lèvres, Siyoon est sur le dos. Vision parfaite du corps de Kei qui ondule en lui, le propulse à chaque fois plus loin. C’est brutal et violent, pourtant différent de ce qu’il a avec son petit-ami. Ce n’est pas une question de sentiments. Constat troublant, il ne ressent pas d’hostilité dans cet échange. Il y’a l’envie de dominer mais pas celle de faire mal à l’autre. Il scrute Kei. Si semblable, pourtant si différent. La stature haute, les épaules imposantes. Il suit les gouttes de sueur qui parfois s’échouent sur son propre torse. Lèvres mordillées, pourtant ses gémissements sont bien audibles sous les assauts du plus vieux. Tout comme son corps, sa main aussi se fait prisonnière. Elle est guidée jusqu’au torse de Kei. Incompréhension. Et là il le sent. Sous la prison de peau et de chair, le cœur qui palpite. C’est rapide, fougueux. Cœur jeune qui bat à l’unisson des coups salvateurs. Et le sien reprend de l’énergie, pulse plus fort comme dans un champ de bataille. Il veut prendre l’ascendant aussi. Kei finit par le redresser et l’étudiant grogne de ce soudain arrêt de mouvement, même s’il ne dure que le temps d’une respiration. Il est à nouveau aux commandes, plus ou moins. Kei est là pour le soutenir dans l’étau moite de ses bras. Siyoon hoche de la tête doucement. Ses doigts viennent s’enfoncer dans son dos, ses ongles s’y plantent et bougent au rythme de plaisir. De plus en plus profond. De plus en plus intense. Tandis que Kei le marque à jamais, au-delà des traces de ses dents. Ses ongles glissent sur la peau du plus vieux et la lacèrent. « Fais-moi mal, s’il te plait. » Voix innocente, presque celle d’un gamin, pourtant la demande l’ait moins. Il n’en a jamais assez. Ses mains reviennent encadrer le visage de Kei, il s’attaque à ses lippes sans tendresse, les frôle et les délaisse à tour de rôle. Il est comme une sirène qui ondule sur les hanches de Kei. Jusqu’à ce que tout devienne plus désordonné et bestial. Ils y sont presque et Siyoon cherche la délivrance par tous les moyens, sa propre main venant s’échouer plus bas pour quelques caresses de plus. A bout de souffle. Son front vient se poser sur l’épaule du brun. Un. Deux. Un. Deux. Il reprend sa respiration. Il pense à Jun, mais son visage est rapidement remplacé par celui de Kei et son cœur s’apaise. Il se décale finalement et attrape silencieusement la boite de mouchoir posée à côté pour essuyer leur corps. Et maintenant ? « Je l’aime. » voix cassée, murmure incertain dans le calme de la pièce. La réponse à une question que Kei avait posée bien avant leur ébat. « C’est pour ça que je suis toujours avec lui. Je suis perdu sans lui et…il accepte ce que je suis. » Étrangement. Son petit-ami ne lui a jamais fait de remarques sur son métier, il comprend ses raisons et n’a jamais utilisé ça contre lui. Jusqu’à présent en tout cas.

   

   

   
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○ siyoon

 you may paint over me but i will still be there (kei) | Jeu 31 Aoû - 13:11

everything is shit
   
Passion bestiale. Siyoon, Kei. Corps réunis dans une même danse, dans une même folie. Ils partagent l'amour du sexe brut, violent. Des mouvements dépourvus de douceur, de tendresse. Mais Kei, il n'est pas comme le connard qui sert de petit-ami à Siyoon. Il lui fait mal parce qu'il le veut. Pas par envie. Et puis c'est un mal éphémère, mélangé au plaisir. Il n'y a pas de peur, d'hostilité ou de volonté de détruire Siyoon. Kei, c'est les ongles qui s'enfoncent mais qui arrachent des gémissements de plaisir. L'horreur ne doit pas se mélanger à sa vision du sexe. Non, alors ça continue. Les ondulations, les baisers. Le souffle court, le cœur qui pulse et la peau brûlante. Siyoon, il le rend fou. Taré car Kei en veut toujours plus. Ne pas s'arrêter, non. Il voudrait le baiser pour toujours, le posséder à chaque instant. Siyoon est son préféré et leurs ébats ne font que le confirmer. Les sensations sont toujours plus prenantes avec lui. Visage d'ange mais demandes vicieuses. Perverses même et ce n'est pas pour déplaire à Kei. Il aime les multiples facettes de son protégé. Peut-être pour ça que Siyoon plaît tant. Il est l'ange et le démon à la fois. Obéissant mais rebelle. Il est tout et n'importe quoi, caméléon dans leurs caresses. Kei, il se sent faiblir un peu plus à chaque fois. Surtout à cause des gémissements de l'autre. C'est comme s'il n'entendait pas les siens; il n'y a que ceux de Siyoon que son oreille capte. Douce mélodie, bien plus que n'importe quelle autre. L'envie de dominer l'entraîne. Et ils se défient, se laissent prendre au jeu du plaisir. Puis Kei, il offre à Siyoon un semblant d'égalité. Il gagne un grognement et sourit. Et l'intensité les prend. Kei le marque, trace de son passage qu'il dessine sur la peau de Siyoon. Réciprocité dans les ongles du cadet qui s'enfoncent dans sa propre chair. Kei les sent, les demande. Et puis la voix de Siyoon vient le troubler à nouveau, l'exciter encore plus. Fais-moi mal. C'est malsain mais Kei obéira. Lui donnera ce qu'il veut. Coups de reins plus violents tandis que Siyoon massacre ses lippes. Toile désordonnée, des baisers brutaux. Et c'est barbare, sauvage. Toujours plus vite, toujours plus fort. La délivrance comme seul but. Ebats bestiaux. Et puis ça vient. La pression retombe comme le front de Siyoon sur l'épaule de Kei. Respiration saccadée, la fin est sonnée. Kei, immobile. C'est Siyoon qui bouge, vient essuyer leurs peaux souillées. Kei le regarde faire, les yeux encore pleins d'envie. Douche froide dans les mots presque inaudibles. Je l'aime. Soupir de Kei. Et Siyoon parle encore. Nouveau souffle de mécontentement ou bien de jalousie ? Il n'en sait rien et il n'y pense pas. Leurs corps nus et sa voix retentit. « Tu l'aimes ? » Kei attrape le poignet de Siyoon. Le lève pour afficher les marques juste devant ses yeux. Il le fera autant de fois que nécessaire. « Ce n'est pas de l'amour. C'est de la destruction. » Il lâche sa prise avant de se relever brusquement. « Rhabille-toi. » Kei attrape ses propres vêtements et commence à se revêtir. « Il ne t'accepte pas. Et tu ne l'aimes pas, tu es juste habitué à lui. » Kei, jalousie qui gonfle dans ses veines. Si certain de ce qu'il dit. Et puis il se retourne, reboutonne sa chemise en regardant Siyoon. « Je pourrais tellement mieux m'occuper de toi. » S'occuper. Kei avait sorti ça tout naturellement, sans même se rendre compte de ce que ça impliquait. « M'enfin passons. La soirée n'est pas terminée. » Ses vêtements ré-ajustés et il vient nouer la cravate de Siyoon. « Tu restes avec moi ou tu rentres chez toi. C'est comme tu le veux mais ce soir, tu ne travailles pas. » Kei il déconnecte, il a les pensées ailleurs. Acceptation. Amour. Non, on aime pas un gars qui fait la pute; On peut pas. et puis savoir qu'il en baise d'autres, c'est insupportable. Impossible que ce connard accepte Siyoon. Kei les connaît les gars comme ça. Et là, il ne voit qu'un enfoiré qui tape sur son copain parce qu'il sait très bien qu'il aime ça, qu'il ne partira pas. Dégueulasse, voilà ce que c'est. Et Kei, l'insensible, pour une fois il pense à quelqu'un d'autre. Siyoon. Il le veut, à lui et sans autres constellations que les siennes. Kei, l'égoïste.

   

   

   
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 you may paint over me but i will still be there (kei) | Ven 8 Sep - 5:38

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Kei est une découverte nouvelle. Un plaisir pour les sens, pour sa peau qui s’embrase et craquèle à chaque toucher ou baiser. Kei, c’est quelque chose de différent. Brutal, bestial, en soit tant d’attributs que Siyoon apprécie tant. Pourtant, ce n’est jamais comme son petit-ami, parce que c’est dépourvu de cette hostilité, cette volonté pure et simple de détruire l’autre. C’est lors de ses ébats avec Kei, bien que rares, que Siyoon en prend réellement conscience. On peut lui offrir ce qu’il désire sans lui faire mal, du moins sans séquelles, sans des traces devenues éternelles à forcer de s’entasser sur les mêmes bouts de temps, son petit-ami en avait-il même oublié le moindre. La peau du jeune escort pourrait être mise sous une loupe, aucune parcelle ne se révèlerait être sauvé des marques de Jun. Il lui arrive parfois encore de sentir les doigts du jeune homme sur ses bras ou ses cuisses le lendemain alors qu’il s’en va vers l’université. Il sent ses phalanges s’enfoncer dans sa peau, comme une marque de possession. Il est à lui et il ne pourra jamais se libérer de son emprise. Il y pense même alors que Kei ondule en lui, lui procure des sensations de bien-être qu’il ne ressent que bien rarement. Paradis artificielle, à durée limité dans le temps. Le retour à la réalité est souvent douloureux. Dans tous les sens. Parce qu’il vient avec les coups. Chez lui, ce n’est pas Kei qui l’attend. C’est un monstre, qu’il se répète pourtant aimer. Il le répète tellement que ça devient vrai et Siyoon n’a jamais douté de ses sentiments. Peut-être qu’à force d’encaisser, son cerveau s’est simplement retrouvé détraqué. Pour le moment, il se contente de se plonger corps et âme dans ce que lui offre le plus vieux. Il veut préserver ce sentiment un peu plus longtemps. Même quand son corps refroidira. Il se colle à lui, gémit sans retenue au creux de l’oreille de Kei et parfois laisse couler une demande malsaine. Contrairement à ses clients, avec Kei, il n’a pas besoin de simuler. Le plaisir est réel, abondant. Même trop. Comme une faucheuse. Il aime la façon par laquelle il le domine tout en lui laissant sa propre liberté d’user de son corps à son bon vouloir. Il veut plus de ce plaisir, de ce feu qui brûle au fond de lui et de la douleur que l’autre lui inflige. Une qu’il demande de lui-même. Sa voix craque sous un coup plus violent que les autres et ses ongles s’enfoncent plus. Jusqu’à la fin. Il les essuie puis murmure les mots, ceux que Kei ne veut surement pas entendre. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la destruction. Siyoon se pince les lèvres. Il sait que c’est vrai, mais il se refuse à l’accepter. Est-ce qu’il peut avouer simplement avoir gâché trois ans de sa vie, à se faire rabaisser et détruire, aussi facilement. « Tu n’en sais rien. » Pauvre réponse, il ne trouve pas mieux pour se défendre. Les marques sur son poignet en témoins mutins. Kei devient brusque, comme si cet aveu le dérange et il ne comprend pas sa réaction. Il se relève et s’habille. Obéissant. Siyoon enfile sa cravate mais ses doigts s’arrêtent alors qu’il s’apprêtait à la nouer. Yeux écarquillés, il a peur d’avoir mal entendu, d’inventer de chose. Ou simplement mal comprendre. Pourtant Kei avait dit qu’il pourrait mieux s’occuper de lui. Le brun vient nouer sa cravate et Siyoon reprend son visage impassible. Il n’a pas à faire l’idiot. « Hm, j’ai envie de rester avec toi. » Il vient mettre de l’ordre dans les cheveux de Kei, puis les siens avant d’attraper le bras de l’homme pour quitter la pièce privée ; poupée vivante au bras de son marionnettiste. Et le dehors vient les attaquer, l’extérieur. Le bruit de la musique, des gens et des couverts qu’on bouge, il a presque l’impression de pouvoir entendre les sourires et les regardes. Ils reviennent à leur table habituelle. Siyoon les sert, remplis les verres et en tend un à Kei. Ses membres sont douloureux pourtant cela lui fait du bien. Il se calle contre le dos du canapé, jambe collé à celle du brun. Les pensées jouent dans son esprit. « Est-ce que, tu, es déjà tombé amoureux ? » Il est quasi certain que Kei n’a personne dans sa vie, du moins depuis qu’il ait commencé à travailler pour lui. Il ne sait pas pour avant et ça le rend curieux. Peut-être trop. Mauvaise question surement et il ne l’assume que très peu. « Tu veux que je t’amène quelque chose du buffet ? »

   

   

   
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○ siyoon

 you may paint over me but i will still be there (kei) | Mer 4 Oct - 20:53

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Les doigts qui s’affairent. Cravate nouée avec précision. Et puis Siyoon qui répond à sa question. Subtile. Il fallait choisir, qu’il reste ou qu’il parte. Les mots lui parviennent. Sourire mais aucune réponse. Juste ses yeux qui s’attardent sur le visage poupon de l’autre lorsqu’il sent sa main passer dans ses cheveux. C’est une remise en ordre. Ils effacent les traces. Ils doivent au moins prétendre que ce n’était rien. Que des mots, pas de gestes intimes. Mais au fond, tout le monde sait. Pratique habituelle. Et puis Siyoon est le favori, personne ne l’oublie. Beaucoup le jalousent même. Il a les privilèges, le statut. Il est la préférence. Remettant aussi ses cheveux en ordre, Siyoon défait la pagaille à son tour. Et puis il attrape le bras de Kei. Celui-ci ne le repousse pas. Il n’est pas forcément habitué à de tels gestes mais ce n’est pas dérangeant. Il est le chef après tout. Ils sortent du salon privé. Et tout de suite, l’ambiance change. La musique leur revient, les gens aussi. Tout est différent. D’autres humains ; ils ne sont plus seuls. Plus ensemble puisqu’ils sont entourés. Pourtant, ils ne se lâchent pas. Ils continuent, persistent même si la mélodie n’émane plus de Siyoon. Dj et voix. Bruits divers. Coupes qui claquent, rires. Ils retournent à leur table. Celle avec la meilleure vue, choisie par les soins de Kei bien sûr. Il faut bien surveiller ce beau monde. Kei s’assoit. Il regarde Siyoon remplir leurs verres et réceptionne le sien. Il le sent ensuite à ses côtés. Sa cuisse collée à la sienne. La proximité est bien différente de celle précédemment. Kei porte le verre à ses lèvres. Il manque de s’étouffer lorsque Siyoon parle. Il ne sait pas si c’est de rire ou d’autre chose. Cette question était pour le moins inattendue. Il pose la coupe sur la table pour reporter toute son attention sur Siyoon. Il le fixe, le dévisage presque. Il sourit à son autre question. Il tente de détourner la conversation, d’effacer les quelques secondes qui précèdent. Parce qu’il a posé une question intime, personnelle. Siyoon, l’audacieux. C’est aussi ça que Kei aime chez lui. Il n’y a pas que physiquement qu’il s’aventure sur des terrains inconnus. Il bouscule les codes, les règles. Et tout ça, avant de se raviser. C’était un peu décevant. Néanmoins, Kei comptait bien creuser. Il pose une main sur sa cuisse. « Ne bouge pas. » Sourire carnassier, comme toujours. Il fait signe à un serveur de venir leur apporter ce qu’il faut. Il ne veut pas que Siyoon esquive. Plaisir légèrement sadique mais que voulez-vous. Il tourne la tête vers lui. Les yeux noirs qui rencontrent leurs alter-egos. « Tu es bien curieux. » Un fait. Et sa main vient caresser les cheveux de Siyoon. C’est presque doux, naïf ; encore une fois. Kei regarde la salle. Les caresses continuent et il se décide enfin à répondre. « Probablement. » Ni oui, ni non. Il ne s’était jamais posé la question. Peut-être aussi qu’il s’en foutait, qu’il avait d’autres intérêts. « Je ne fais pas trop dans le sentimental. » La rencontre, presque automatique de leurs yeux. Parce que Kei, il le cherche du regard. Il y a bien un ‘sauf avec toi’ qui pourrait sortir. Mais Kei, il ne réalise pas. Non, aucune idée qu’il pourrait apprécier Siyoon autrement ; enfin peut-être qu’il se voile simplement la face. Il l’a toujours préféré. N’est-ce pas un certain signe ? « Et toi ? » Retour sadique. Il pense à l’enfoiré, au connard ; maître des constellations. « Est-ce que tu es amoureux ? » De ce qu’il te fait, de ta vie, de lui. Siyoon, est-ce que tu l’aimes ? « Je me suis toujours demandé à quoi tu pensais avec tes clients. » Changement de direction. Peut-être qu’involontairement, il lui rappelle la situation. Et aussi qu’il se souvient qu’il ne doit pas. Non, il ne faut pas trop s’intéresser à Siyoon, à quelqu’un qu’on ne peut pas avoir entièrement. F r u s t r a t i o n.

   

   

   
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 you may paint over me but i will still be there (kei) | Dim 12 Nov - 16:21

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Aucune tendresse dans ses mains qui viennent se glisser dans les cheveux de Kei, du moins c’est ce qu’il pense, gestes automatiques et minutieux pour tout remettre en ordre. Le souvenir de leurs corps unis dissipé par cette simple action, comme s’il ne s’était jamais rien passé entre eux. Son regard est de nouveau vide de tout, il s’efface derrière Kei dont il entour délicatement le bras du sien. Il sait qu’il est le seul à avoir ce droit. Il a beau n’être qu’un jouet de plus au milieu des autres, il se sait être la favori pour le moment, le seul sur lequel Kei s’attarde, pose les yeux, accepte ce genre de proximité même en public. Et Siyoon, dans son malheur, se complait de ce simple privilège, au moins quelque chose qui rend son quotidien moins dur. Et puis, Kei est beau, jeune et plein de passion, si loin de ce qu’il connait habituellement, et être à ses côtés n’avaient rien d’une sanction, c’était peut-être même quelque chose qu’il attendait parfois, avec une certaine impatience. Sans réellement savoir pourquoi. Il lui arrivait de penser à lui, parfois même, alors qu’il était avec son petit-ami, et il se maudit ces fois-là. Il se demande comment il s’était retrouvé là. Parce que derrière le physique parfait, il y’avait la personne aussi. Kei paraissait froid et distant, avec lui aussi il ne devenait pas une boule de tendresse, mais il remarquait parfois son inquiétude, il avait quelques intentions discrètes envers lui. Ils quittent l’intimité de ce salon pour l’extérieur. Siyoon observe certains de ses collègues, la façon dont ils rient et aguichent leurs clients. C’est tout bon d’avoir un client fidèle, une sorte de bonne relation se créé et il y’a plus d’argent à gagner aussi, puisqu’il demandera souvent son escort préféré. Siyoon en avait eu plusieurs en deux ans de travail, la plupart désiraient entamer une réelle relation, lui promettant des merveilles et sa liberté, mais lui a simplement envie de finir ses études et ne plus jamais rien devoir à personne, se lier ainsi à quelqu’un serait s’enchainer à lui d’une autre manière. Et puis. Il y’avait Jun aussi. Il soupire intérieurement avant qu’ils ne rejoignent leur table qui était resté libre tout le temps. Il leur verse à boire puis se permet quelques questions, qu’il regrette aussitôt qu’elle ait été dite. Pauvre con. Il change de sujet, tente de faire tout oublier en proposant d’aller au buffet mais ce serait mal connaitre Kei qui l’arrête, poigne forte sur sa cuisse. Siyoon ne peut réprimer ses yeux de se lever au ciel quelques secondes. Il les baisse au moment où il sent une pression sur ses cheveux, douce caresse, il a l’impression d’être un chien qu’on gâtait plus qu’autre chose. Oui, il était curieux, ça risquait même de le tuer un jour. Kei lui offre une réponse qui n'en est pas vraiment une. Probablement. Ce n’est ni un oui ni un non, mais c’est de cela qu’il devrait se contenter. Il s’humidifie nerveusement les lèvres. « Évidemment. » répond-t-il du tact au tact, bien sûr que Kei ne faisait pas dans le sentimental, ce serait idiot de sa part, à quoi s’était-il attendu de toute façon. Le retour de question est bien plus surprenant, il y’avait déjà répondu avant, il avait répété qu’il l’aimait. Pourtant, il ne savait plus si c’était vrai ou pas, est-ce que son cerveau était finalement conditionné à cet homme dont il partageait chaque soir les draps. « Je suis pas très difficile, je fais avec ce qu’on m’offre. » Un toit, des coups et peu de tendresse, ça ferait bien l’affaire pour le moment. Il se tourne, le regard de Kei est bien trop difficile à soutenir, il préfère prendre un amuse-bouche salé que le serveur venait de déposer à leur table. « A rien. » Il mentait. Du moins pas au début, il avait essayé de penser à son petit-ami les premières fois, mais ça ne rendait la chose que plus rabaissante, au final il préférait ne plus penser à rien, tenter de trouver du plaisir quand la personne était physiquement agréable puis compter les secondes ou les minutes quand ce n’était pas le cas. « Il n’y a pas à penser à quoi que ce soit, j’fais juste mon travail. » Ouvrir les cuisses et attendre que ça se finisse. Ca avait bien marché depuis deux ans. Il n’y avait que Kei. L’exception. Il est le seul dont il cherche réellement le toucher.



   

   

   
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